ARGUMENT ET ARGUMENTATION

ArArgument/argumentation: d’abord, un texte argumentatif s’organise autour d’une thèse étayée par des arguments qui peuvent relever de plusieurs types. Il existe ainsi différentes sortes de textes argumentatifs. Comment analyser ces arguments? Pourquoi s’intéresser au genre du texte argumentatif?

On voit un avocat qui argumente et fait une argumentation.

1)Argumenter

A/ Convaincre, délibérer, persuader

Cela consiste à soutenir, réfuter, discuter une thèse. Ainsi convaincre, persuader et délibérer sont trois stratégies argumentatives bien différentes.


Convaincre : ce type d’argumentation consiste à emmener une personne à penser comme ce qui parle, pour cela le locuteur utilise des arguments. En conclusion convaincre suppose de s’adresser à la raison du destinataire.

Exemple : on peut essayer de convaincre quelqu’un qu’il ne faut pas boire et prendre sa voiture en lui montrant les chiffres des accidents obtenus par la sécurité routière.


Persuader. C’est entraîner l’adhésion d’un interlocuteur à sa thèse en s’appuyant sur l’émotion. Il s’agit alors d’émouvoir, apitoyer… En conclusion persuader s’adresse à l’imagination et aux sentiments du destinataire.

Exemple : essayer de persuader un ami d’aller au cinéma en jouant sur les bons moments passés ensemble et sur la connivence.


Délibérer. C’est effectuer un choix. Il s’agit alors de poser le pour et le contre pour parvenir à effectuer un choix. Le locuteur s’adresse à la raison et aux sentiments mais il évolue entre les deux pôles pour prendre sa décision. Exemple : le choix du Cid dans la pièce de Corneille.

B/ les arguments

B/ les arguments
L’argument est une idée qui permet de défendre, soutenir une thèse. Un argument qui sert à critiquer une thèse s’appelle un contre argument, Il est utilisé pour la réfutation.


Il existe différents types d’arguments :
– d’abord l’argument logique : c’est un raisonnement de l’auteur, fondé sur la logique du discours.
Exemple : Si 10% des élèves échouent, il faut avoir confiance car 90% réussissent.


– puis l’argument d’autorité : il s’impose de force car il s’appuie sur des références communes, culturelles, connues de tous qui apparaissent comme des évidences.
Exemple : L’amour est synonyme de souffrance comme le dit Aragon « il n’y a pas d’amour heureux ».


–ensuite l’argument d’expérience : il se fonde sur le recours à des témoignages, à des exemples concrets.
Exemple : Il faut absolument s’entraîner à rédiger rapidement, j’en ai fait l’expérience au devoir commun où je n’ai pas pu terminer mon paragraphe.


–enfin l’argument ad hominem: (l’argument qui s’en prend à l’homme, si l’on traduit du latin) il consiste à décrédibiliser l’adversaire à s’attaquer à son physique, à son vécu…
Exemple : On voit dans les caricatures de Louis Philippe que son pouvoir est raillé à partir de la référence à la pomme.

C/les exemples


D’abord les exemples sont utilisés pour illustrer, faire comprendre concrètement ce qui pourrait être abstrait autrement. Ils permettent de vérifier une idée.
l’exemple illustratif c’est-à-dire un cas particulier qui vérifie l’idée générale défendue par un argument.
Exemple : Les Fables de La Fontaine utilisent des végétaux pour mieux parler des êtres humains comme dans « Le chêne et le roseau ».
L’exemple démonstratif : on se sert alors du cas particulier pour en déduire une idée générale.
Exemple : on parle alors de l’expérience individuelle pour créer une généralité. Les Essais de Montaigne s’appuient sur une expérience personnelle ainsi la forme de l’essai s’appuie sur le vécu.

2) Argument/argumentation: les différents types de raisonnement


–d’abord, le raisonnement déductif : il permet de tirer une conséquence à partir d’une idée d’une loi générale.
Exemple : Tous les hommes sont mortels donc Socrate est mortel.


puis, le raisonnement inductif : il part au contraire d’une observation particulière pour aboutir à une conclusion générale.
Exemple : Socrate est mortel, on peut donc en déduire que tous les hommes sont mortels.


–ensuite, le raisonnement par analogie : il consiste à opérer un rapprochement entre deux domaines distincts.
Exemple : Les végétaux sont mortels et les humains, comme eux, vivent et meurent.


Le raisonnement par syllogisme est une forme particulière de raisonnement déductif. Effectivement il consiste à annoncer deux propositions et troisièmement une conclusion.
Exemple : tous les hommes sont mortels
Or Socrate est un homme
Donc Socrate est mortel.


Le sophisme : C’est un type de raisonnement falsifié donc trompeur qui aboutit à une conclusion erronée.

On peut prendre à titre d’exemple le faux syllogisme :Tous les chats sont mortels. Or Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.

3)Argument/argumentation: Argumentation directe et argumentation indirecte

A/L’argumentation directe

Tout d’abord, dans les essais, les lettres ouvertes ou les articles, les auteurs défendent explicitement un point de vue : ils ont recours à l’argumentation directe.

l’essai


–origine de l’essai: Issu du mot latin exagium, peser. Au Moyen Âge on introduit la notion d’expérimentation. Au XVIeme siècle Montaigne crée le genre littéraire de l’essai. C’est un ouvrage en prose qui traite d’un sujet de manière argumentative.
–L’essai ne relève pas de la fiction. Il consiste de plus à développer une thèse.

Le dialogue


D’abord il est issu d’une tradition philosophique qui renvoie à l’Antiquité et aux dialogues de Platon. Ensuite, le dialogue permet à travers un entretien de comprendre la thèse et l’antithèse. Il permet aussi de montrer la pensée dans toute sa complexité, d’utiliser des exemples pour illustrer des arguments.

B/L’argumentation indirecte

D’abord dans un conte philosophique,une fable, ou même un roman, les auteurs se servent d’un récit pour appuyer leurs idées. Alors, l’argumentation est en partie implicite : ils utilisent l’argumentation indirecte.

La fable


Le mot latin « fabula » signifie récit. Au Moyen Âge le mot est utilisé pour désigner une histoire. Ainsi La Fontaine fait revivre le genre de la fable au XVIIème siècle. C’est un petit texte en vers qui commence par un récit léger.
Ensuite La fontaine reprend une tradition qui date de l’Antiquité avec Esope et Phèdre. De plus c’est un récit qui donne envie aux animaux et aux végétaux. Il est généralement écrit avec différents types de vers ( des alexandrins, octosyllabes, décasyllabes) pour créer un dynamisme et jouer sur les différentes sortes de discours.
Enfin la fable a une vocation didactique comme le montre la morale.

Le conte philosophique


D’abord il naît au XVIIIe siècle avec les philosophes des Lumières, Voltaire lui donnera ses lettres de noblesse.
Ensuite le conte philosophique combine différents textes existants tels que les contes de fées, les contes moraux etc. Comme dans la fable, il mêle le vraisemblable et le merveilleux. En outre il a une vocation philosophique. De plus, il interroge des sujets tels que : le pouvoir, les cultures, l’exotisme, le bonheur etc..

L’utopie


Tout d’abord, c’est un genre qui naît au XVIe siècle avec Thomas More qui imagine la gouvernance idéale d’une île imaginaire. Puis au XIXe siècle mais surtout au XXe siècle des auteurs en particulier anglo-saxons réinvestissent ce genre de l’ utopie est interrogeant un monde meilleur. De plus certains auteurs utilisent même le contre-pied, la dystopie ou contre-utopie pour critiquer les mondes totalitaires.

Enfin si tu as des remarques ou des questions, n’hésite pas à commenter en dessous et à noter cet article.

Pour aller plus loin:

-Les genres littéraires

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